MOMPRENEUR | Travailler à la maison : the good, the bad, the ugly

Entrepreneur un jour, entrepreneur toujours

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Depuis que l’âge de 23 ans, j’ai toujours travaillé à mon compte, que ce soit en auto-entrepreneur ou via mon entreprise que j’avais créée avec Damien en 2008.

Pour moi, travailler à son compte, cela a toujours été synonyme de liberté, de luxe et de travail acharné. On s’imagine pouvoir travailler de n’importe où, n’importe quand, à notre rythme, faire ce que l’on veut…hmmm…c’est celaaaaaa ouiiiii ! Allez, je vous parle aujourd’hui de mon aventure d’auto-entrepreneur. Une expérience personnelle, avec des hauts, des bas, des challenges réussis, de vils échecs, mais surtout la chance d’avoir appris 1001 choses, à refaire…ou pas !

The good : le positif

Commençons déjà par le positif ! Parce que bon, s’il n’y en avait pas, je travaillerais déjà pour une entreprise en tant que salariée aujourd’hui!

J’ai toujours aimé créer, réfléchir à de nouvelles stratégies, de nouvelles campagnes marketing ou de communication, apprendre de nouvelles compétences qui me serviraient pour développer mon entreprise, travailler en solo mais aussi auprès d’équipes, qu’elles soient freelance ou dans mon équipe de conseillères (et toutes indépendantes aussi, par la même occasion). Bref : je crois que j’aime entreprendre depuis toujours.

Il y a 1001 raisons qui expliquent mes choix d’avoir décidé de me lancer comme auto-entrepreneur, mais en voici quelques-unes…

Travailler selon ses propres horaires

Alors, pour celles et ceux qui pensent qu’on peut se lever à 10h et bosser jusqu’à 16, je vous calme tout de suite : c’est archi faux. A moins de se développer dans une niche ultra-performante qui vous permet de peu travailler, le métier en auto-entreprise ou en chef d’entreprise tout court ne vous permet pas de travailler “peu”. Alors certes, j’aime pouvoir moduler mon calendrier, l’adapter aux besoins de ma famille et de mes amis, mais en aucun cas je fais la grasse mat’ tous les matins!

Par contre, comme Salomé va à l’école, et que je l’ai une semaine sur deux maintenant, j’adapte mes horaires de travail à SON rythme. Et ça, ça n’a pas de prix. Et les semaines où je ne l’ai pas, je travaille à fond. Ou je vais voir les copines à droite à gauche.

Dans le cas où je n’ai pas Salomé, je me tiens à un planning drastique : sport le matin, début de la journée à 11h et boulot jusque tard, voire même le soir, avec diverses réunions d’équipe et autres blogging.

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Jongler avec sa vie de maman

Comme je vous le disais plus haut, j’adapte mes horaires de boulot à ceux de Salomé. C’est un vrai luxe pour moi! Et pour elle! Les weekends où je l’ai, pas de boulot, car j’aurais bossé un maximum la semaine pour pouvoir profiter du weekend avec elle. Et puis, pas de travail un mercredi sur 2 non plus : on passe la journée avec ma maman, ma grand-mère, tantes et cousines et c’est trop bien.

Ce que je prévois également dans mon planning, ce sont des plages horaires de “cuisine” : et oui, dans une maison où l’on fait attention à ce que l’on mange, je trouve important de prendre le temps de cuisiner. Alors, je ne suis pas une grande chef, hein, mais je fais des petits plats sympas qui sont faciles à congeler. Et hop! Les soirs où on sait pas quoi manger, on décongèle!

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Choisir ceux avec qui on travaille

Deuxième luxe suprême!

J’ai appris, au fil des années et au fil de mes échecs, que nous ne sommes pas compatibles avec tout le monde dans le monde du travail. Nombres “d’amitiés” ont été gâchées par des erreurs (des deux parties) ou des désillusions, et j’avoue toujours avancer à petits pas quand il s’agit de jongler entre amitié et travail. A moins de connaître parfaitement une personne et d’être toujours honnête et ouverte avec elle, comme ma meilleure amie Carine (d’Instants de Vie le Blog) et moi pouvons l’être, c’est très difficile de concilier tout cela.

Toutes fois, en tant qu’auto-entrepreneur et être humain, il est une chose que je dois vous dire : que ce soit sur le plan perso ou sur le plan pro, débarrassez-vous des personnes toxiques! Celles qui vont aspirer votre énergie en créant drames et conflits inutiles, celles qui sont incapables de se remettre en question et d’avancer sans jugement. Bref, on arrête ça AUSSI dans son travail! D’autant plus quand vous avez le CHOIX de travailler avec ces personnes ou pas!

The bad : le négatif

Faire face à l’incompréhension de ses proches quant à des horaires de travail

Ma maison, c’est mon bureau, pas un moulin : on y rentre pas à n’importe quelle heure du jour (comme de la nuit non plus). Et ça, je crois que c’est une des choses les plus difficiles à faire comprendre à ses proches.

Petite anecdote qui n’en est plus une en fait.

Il est 15h.

“Salut Céline! Comment ça va? Ecoute, je passe boire le café dans 5mns! Bisouuuuuuus!”

Et ce café traîne jusqu’à 19h.

Alors, j’adooooore mes amis et ma famille, mais quand vous avez une to-do list longue comme le bras, ce genre de visites inattendues est loin d’être simple à gérer.

Alors il faut apprendre à dire NON. A s’organiser pour voir ses proches en dehors des horaires de travail, ou alors s’organiser pour se libérer une après-midi. Tout demande organisation de son temps.

Obligation de s’imposer une routine avec des horaires fixes sinon c’est la cata.

S’occuper de la paperasse seul.e

Alors ça, c’est vraiment, mais alors VRAIMENT, mon gros point noir. Je déteste ça. Tout ce qui a attrait à la paperasse administrative, financière ou autre, je déteste, j’en ai horreur. Mais que voulez-vous : il faut s’y coller. Alors collons-nous y. Et parce que je n’aime pas du tout ce sujet, je n’en dirai pas plus non plus 😅

Résister à l’envie de faire les tâches ménagères pendant ses horaires de travail

Je l’avoue, cela m’arrive encore de temps en temps mais j’ai appris à résister à l’envie dévorante de : faire des machines à laver, puis sèche-linge, puis pliage du linge, puis aspirateur, mope, poussière, nettoyer la salle de bain, les toilettes, et j’en passe. Cela, il faut arriver à les organiser en dehors des horaires de boulot, comme vous le feriez si vous alliez travailler dans une entreprise en fait! 

Manque de sociabilité, contrairement à un travail de bureau

Et pour combattre cela, je dis VIVE INTERNET! Je suis heureuse aujourd’hui de développer mon activité sur internet car cela m’a permis de tisser des liens avec des gens qui habitent à des centaines voire milliers de kilomètres de chez moi.

Travailler chez soi, c’est être seule toute la journée.

Ton pire ennemi : la procrastination

Alors, celle-là, pour moi, c’est LA PIRE. Imaginez : c’est dimanche soir, vous avez fait votre liste des tâches à faire dans la semaine pour votre blog + votre activité Young Living, vous êtes motivé.e à fond. Lundi matin, 7:30, le réveil sonne. Et là…LE MOMENT DE LA TENTATION de rester au lit. Vous pourriez tellement rester encore un peu au dodo…et puis même si vous vous levez, vous pouvez regarder vos mails, regarder une série Netflix pendant que vous déjeunez, et même faire du shopping en ligne sur votre boutique préférée.

Mais les enfants, c’est CA le mal de l’indépendant : la procrastination! Les tentations sont tellement multiples.

Encore une fois, pour moi, la clé c’est une organisation et une motivation incroyable qui vont vous permettre de coller à votre planning et à toutes les tâches que vous devez accomplir.

Tiens d’ailleurs, j’ai écrit un article qui pourrait vous intéresser :

Et il faut absolument que je partage avec vous cette super vidéo sur la procrastination!!! (Les sous-titres en français sont disponibles)

 The ugly : le moche

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Travailler en jogging, en Ugg et pas maquillée

Bah ouais. J’avoue. Le fait de travailler à la maison ne me motive pas à me maquiller et à m’habiller comme si je sortais un vendredi soir.

La seule chose qui pourrait éventuellement faire que je m’arrange, c’est si j’ai une vidéo ou un FB live à faire dans la journée. C’est tout.

Sinon, c’est legging, ugg et no make up day!

Résister à la tentation du grignotage

Là, encore une fois, c’est vraiment le piège. Pire que Netflix. Pire que le no makeup.

Quand vous travaillez à la maison, vous êtes pris.e par le temps. Vous bossez à fond, avez des objectifs à atteindre, une to-do list que vous rêvez de faire tomber d’ici la fin de journée. Donc, autre tentation : pas le temps de faire à manger, vous grignotez.

Alors, outre le fait de mettre laisser aller complètement à la mal bouffe ces dernières années, ma vie d’entrepreneuse m’a amené de nombreux kilos également. Alors ne vous laissez pas avoir! Faites juste attention à votre alimentation!

Travailler depuis son lit

Alors sur ce sujet, je ne poserais qu’une seule question : votre boss, il apporte son lit au bureau? Non. Alors n’imaginez même pas bosser de votre lit. C’est hors de question.

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Pour conclure… 

Évidement, tous les points positifs priment sur les points plus négatifs, sinon j’aurais rejoint la voie du salariat il y a belle lurette ! Le travail d’auto-entrepreneur requiert rigueur et motivation pour arriver à se tenir à un planning et surtout à des objectifs. Certes, la liberté de travailler selon ses propres règles fait toujours rêver, mais sachez que l’on travaille toujours pour quelqu’un, que ce soit pour une entreprise en tant que salarié ou pour des clients en tant qu’auto-entrepreneur. Donc, on ne fait jamais totalement ce que bon nous semble. Pour ma part, choisir le marketing de réseau me permet de promouvoir des produits qui me ressemblent, d’une société dont j’aime les valeurs, mais toujours selon mes propres termes. J’y trouve mon compte et ma liberté totale.

Maintenant, posez-vous les bonnes questions : êtes-vous prêt.e à dire adieu à un travail de 35h pour voguer vers l’univers de l'entrepreneuriat où l’on ne compte plus les horaires ? Si vous êtes travailleur.se et ambitieux.se : FONCEZ ! Si non, démarrez un petit projet et essayez : on n’échoue que si l’on essaie, non ?